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Belux

La métrite

La métrite correspond à l'inflammation de l'ensemble de la paroi utérine. Elle est causée par une infection bactérienne et elle est presque toujours observée après une mise bas anormale ou une infection utérine importante.
Sa gravité s'échelonne d'une infection subclinique à une maladie déclarée avec fièvre et diminution de la production de lait.
La métrite peut prédisposer les vaches à la cétose, au déplacement de la caillette et à d'autres troubles du post-partum. Elle peut également aboutir à une baisse de la fertilité, temporaire ou permanente, et même, dans certains cas, à la mort de l'animal.

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  • La métrite est souvent liée à une contamination de l'utérus par la bactérie Arcanobacterium pyogenes, soit seule soit conjointement à d'autres micro-organismes pathogènes tels que: Fusobacterium necrophorum, Bacteroides spp. ou Escherichia coli.
    Juste après le vêlage, l'utérus constitue un environnement idéal pour la croissance bactérienne. Durant les premières heures post-partum, jusqu'à 90 pour cent des vaches sont victimes d'une infection d'origine bactérienne.

    • Les défenses immunitaires des vaches fraîchement vêlées peuvent être facilement dépassées dans les cas suivants, fréquemment observés (augmentant ainsi le risque de métrite): naissance de jumeaux, veau mort-né, vêlage difficile, aide inappropriée durant le vêlage, fièvre de lait, rétention placentaire.
    • Une alimentation mal adaptée peut perturber l'involution de l'utérus qui se produit après le vêlage. Or, une involution rapide est essentielle pour expulser le liquide amniotique, les membranes placentaires et les bactéries de l'appareil reproducteur.
  • La présence d'écoulements vaginaux pendant environ deux semaines après le vêlage est le signe normal d'une involution utérine et d'une évacuation qui se passent bien. Mais lorsqu'une odeur nauséabonde et de la fièvre accompagnent ces pertes vaginales de consistance aqueuse, la métrite en est presque toujours la cause.
    Associés aux écoulements vaginaux, les symptômes comprennent également fièvre, perte d'appétit, déshydratation, léthargie et diminution de la production de lait.

  • Les signes cliniques et les données épidémiologiques peuvent permettre d'établir le diagnostique, mais il peut s'avérer nécessaire de mettre les pertes vaginales en culture afin de déterminer à quel(s) antibiotique(s) les micro-organismes impliqués sont sensibles.

  • Le traitement doit être fait par voie systémique aussi tôt que possible:

    • antibiotique à large spectre.
    • antiseptique chimique.
    • Eventuellement, un traitement local de l'utérus.
    • prostaglandine.
  • La prévention et l'intervention précoce sont des stratégies déterminantes pour limiter l'impact économique de la métrite. Les bonnes pratiques d'élevage suivantes permettent de diminuer l'incidence des métrites:

    • une bonne alimentation.
    • une aire de vêlage propre et non humide.
    • une aide lors de vêlage difficile.
    • un suivi attentif des vaches fraîchement vêlées: 10 jours de suivi de la température pour une détection précoce de la métrite.
  • La métrite a un impact important sur les performances et la rentabilité des vaches étant donné que cette maladie peut provoquer:

    • Une perte des revenus liés à la production de lait:
      • Au moment où la consommation de matière sèche est indispensable pour répondre aux besoins que suscite la lactation, les vaches malades deviennent léthargiques et délaissent la nourriture. Selon une étude menée par l'Université de l'Illinois aux Etats-Unis, il en résulte une réduction de la consommation de matière sèche et de la production de lait chez les vaches atteintes de métrite par rapport aux vaches en bonne santé. Même traitées, leur niveau de production ne rattrapera jamais celui des autres membres du troupeau en bonne santé (selon la même étude ayant évalué la production de lait pendant 20 jours après vêlage).
    • L'allongement de l'intervalle vêlage-fécondation dû à la diminution des paramètres de reproduction et de détection des chaleurs.
    • Des coûts d'insémination plus élevés en raison de la nécessité de répéter les inséminations artificielles.
    • L'augmentation du taux de réforme qui aboutit à des coûts de renouvellement plus élevés.
    • Des frais vétérinaires plus importants.