Symptômes

variables et souvent inaperçus

Les symptômes cliniques d’une infection par la rhinopneumonie sont forts variables. Ce sont surtout les jeunes chevaux qui vont développer des signes respiratoires particulièrement marqués, alors que l’infection de chevaux plus âgés passe souvent inaperçue. Comme pour beaucoup d’infections virales, une augmentation de la température corporelle (pouvant atteindre 41°C) est le signal d’appel.

Problèmes respiratoires

L’atteinte respiratoire est très semblable à la grippe :

  • des écoulements nasaux (clairs à jaunâtres)
  • la toux (sporadique)
  • une baisse d’appétit
  • œdème des membres
  • des signes de ‘fatigue’
L’infection a souvent eu lieu 2 à 10 jours avant l’apparition des symptômes. Chez les chevaux plus âgés l’infection passe souvent inaperçue avec éventuellement des prestations suboptimales comme conséquence. Même après le rétablissement clinique d’infections à EHV-1 ou EHV-4, certains chevaux continuent à être notablement contre-performants.
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AVORTEMENT

Chez la jument gestante, le virus EHV-1 peut mettre la vie du poulain en danger puisqu’il s’agit de la cause principale d’avortements infectieux. En général, on n’observe pas de symptômes cliniques préalables chez la jument. L’avortement survient généralement pendant le troisième trimestre de la gestation. Par contre il faut tenir compte que l’infection peut avoir eu lieu une semaine jusqu’à plusieurs mois avant l’avortement !

Par exemple, une jument contaminée en hiver par contact avec un poulain atteint de forme respiratoire peut avorter au printemps, soit 2 mois plus tard ; une jument pleine dans un haras, infectée par l’avortement de sa voisine, peut avorter quelques jours plus tard. En plus une réactivation de virus dormant peut en être aussi l’origine. En outre, l’EHV-1 peut également mener à la naissance de poulains mort-nés ou de poulains affaiblis.
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TROUBLES NERVEUX

Dans de rares cas, la rhinopneumonie peut mener à une atteinte du système nerveux avec comme conséquences l’ataxie et les symptômes de paralysie tant redoutés. L’apparition des symptômes peut être soudaine, sans symptômes respiratoires antérieurs, et arrive souvent dans la deuxième semaine après l’infection.

Les symptômes touchent souvent les jambes postérieures (d’une mauvaise coordination jusqu’à une paralysie complète avec typiquement le chien assis), une paralysie de la vessie et une queue molle. On a identifié des souches ‘neurologiques’ et ‘non-neurologiques’, mais les deux peuvent provoquer à la fois des troubles nerveux et des avortements. Les chevaux les plus légèrement atteints pourront éventuellement se rétablir, mais dans les cas de paralysie complète, le pronostic sera mauvais (souvent l’euthanasie).
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Porteur à vie de rhinopneumonie

Ces chevaux ne montrent pas de signes cliniques, mais l’infection peut à tout moment être réactivée, ce qui entrainera une ré-excrétion du virus et la contamination possible d’autres chevaux. Cette réactivation se produit souvent à la suite d’un stress ou d’un épisode de fatigue (transport, effort intense…). Ce phénomène, typique des virus herpès, rend très difficile le contrôle de cette infection virale et explique également l’aspect ‘épidémique’ que peut revêtir la maladie.

UNE FOIS UN CHEVAL INFECTÉ, CE CHEVAL RESTERA PORTEUR DU VIRUS POUR LE RESTE DE SA VIE!


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